Dernière actu pour vous : Tribunal. 10 mois de prison ferme requis contre celui qui a traîné sur 15 mètres un gendarme

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L’article en question :

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C’était il y a presque un an, le 29 octobre 2022. À la sortie de l’arsenal de Cherbourg (Manche), du côté du rond-point de la Bretonnière, un gendarme – qu’on appellera Jérôme et qui n’était pas en tenue – rentre chez lui. Il est en voiture. Il croise à cet endroit un homme de 25 ansqu’on appellera Kévin – également en voiture, et très pressé « de retrouver sa copine », dit-il.

« On n’arrête pas d’être gendarme, même le dimanche »

La vitesse est limitée à 20 km/h à cet endroit. Kévin a poussé sa voiture au moins à 70 ou 80 km/h. Le gendarme réagit tout de suite : il n’était pas en service, mais, comme a dit le procureur lors du procès, « on n’arrête pas d’être gendarme, même le dimanche ».

Jérôme fait comprendre au chauffard qu’il conduit de façon inconsidérée. Après quelques manœuvres de voitures, Kévin s’arrête, plus qu’énervé. Il hurle, vitre baissée, il vocifère. « Tu veux que je descende pour te casser ta voiture ? », provoque-t-il.

Les images sur grand écran

Jérôme va vers lui, frappe du plat de la carrosserie pour faire comprendre à Kevin qu’il est un danger. Celui-ci s’énerve. Jérôme passe la tête par la vitre ouverte du conducteur, l’agrippe et lui dit qu’il est gendarme.

Réplique immédiate : « J’en ai rien à foutre. » Kévin raconte la suite : « J’ai voulu qu’il me lâche, mais j’ai bien vu qu’il n’allait pas lâcher prise. J’ai démarré. L’autre s’est accroché à ma veste. J’ai accéléré pour le faire lâcher.

Traîné sur 15 mètres

Les images de la scène, diffusées sur grand écran dans la salle d’audience du tribunal, ont montré Jérôme, le bras passé dans la vitre de la voiture, tentant de suivre le rythme de la voiture en se mettant à courir, de plus en plus vite, traîné ainsi sur 15 mètres, puis éjecté sur la chaussée quand la veste de Kévin a lâché, d’un choc violent, le laissant gisant.

Kévin a continué sa route, bien qu’il ait compris la gravité de la situation. Pas question de faire demi-tour. Le délit de fuite aurait pu être relevé.

 Il avait le choix entre le frein et l’accélérateur. Il a choisi l’accélérateur. Il a pris le risque délibérément. Les blessures de Jérôme sont le résultat de cet acte délibéré. Il ne s’agit pas d’un accident.

Le procureur

Traumatisme crânien, dents brisées…

Les enfants du gendarme étaient à quelques mètres du drame, dans la maison. Son épouse était dans la voiture. C’est elle qui a filmé la scène. Elle a vu son mari gisant, inanimé, en sang, elle l’a cru mort.

Jérôme est tombé à l’avant, le visage sur la chaussée. Les constats sont lourds : traumatisme crânien, fracture du nez, muqueuses en sang, dents brisées. Il a fallu des points de suture, l’intervention du service neurologique.

La suite, avec arrêt de travail, est une longue période de malaises, d’anxiété, de vertiges, de troubles du sommeil. Jérôme avait repris des études en vue d’un doctorat. Il a fallu faire une pause.

Son conseil a demandé au tribunal qu’une expertise soit ordonnée pour établir le préjudice qu’il a subi.

S’il était tombé en arrière, sa chute aurait été fatale.

Le procureur

Kévin estime ne pas avoir grand-chose à se reprocher. Son avocat a demandé que les torts soient partagés. Il a même été choqué de l’intervention des gendarmes chez lui, après le drame, « comme si j’étais un malfrat », dit-il, outré.

Oui, c’est un malfrat, celui qui laisse un homme pour mort sur la chaussée. Sur son casier judiciaire, il a déjà des mentions pour rébellion, outrages. Il faut une peine sévère pour qu’il comprenne ça

Le procureur

Prison ferme requise

Il a requis contre Kévin une peine de 10 mois de prison ferme, à accomplir à domicile sous contrôle électronique d’un bracelet. En peines complémentaires, il est requis l’obligation pour Kévin de faire un stage de citoyenneté, l’interdiction de porter une arme pendant 5 ans, la suspension de son permis de conduire pendant un an et la confiscation de sa voiture qu’il a utilisée comme une arme.

Le délibéré aura lieu le 28 novembre 2023.

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